Les huiles essentielles sont des substances très concentrées, c’est pourquoi elles sont actives à faibles doses. Elles doivent être utilisées avec précaution, au goutte à goutte (et non à la cuillère, ce ne sont pas des sirops !) D’ailleurs, vous les retrouverez dans le commerce qu’en petits flacons. Ce n’est pas parce qu’elles sont naturelles, qu’elles sont sans danger : certaines peuvent être toxiques voire mortelles si on ne les utilise pas correctement
Comme toute substance, naturelle ou non, elles sont susceptibles d’entraîner une allergie.
C’est pourquoi il est toujours recommandé de faire un test avant toute utilisation.
On dépose une goutte (avec quelques gouttes d’huile végétale type olive, tournesol…) dans le pli du coude et on attend 24 à 48H. Si aucune réaction ne se produit, on pourra utiliser l’huile essentielle en question. Par contre, si vous faîtes une réaction (rougeur, démangeaison voire brûlures), cette huile essentielle ne sera pas pour vous !
Les huiles essentielles étant non miscibles à l’eau et lipophiles, il faudra bien se rappeler qu’elles se mélangent avec de l’huile mais jamais avec de l’eau.
C’est un des grands principes à mémoriser. Donc si vous voulez appliquer ou avaler une huile essentielle, il ne faudra JAMAIS la mélanger avec de l’eau. Il sera nécessaire d’utiliser une huile végétale.
En cas d’ingestion accidentelle, d’application par erreur dans les yeux ou de massage avec une huile essentielle pure sans précaution, ayez toujours le réflexe : HUILE !
Il est indispensable de n’utiliser que des huiles essentielles de bonne qualité.
Les huiles essentielles utilisées seront de préférence de qualité biologique (dénuées de pesticides), 100% pures, naturelles, intégrales et chémotypées. C’est ainsi la garantie de posséder des produits nobles bien identifiés et non falsifiés !
De plus, faites attention au nom latin (genre et espèce) car il existe de nombreuses espèces de lavande (Lavande fine, vraie, aspic, Lavandin..), d’eucalyptus (Eucalyptus radié, globuleux, citronné, mentholé…), de thym (Thym à thymol, à thujanol, à linalol…)…
Une bonne conservation des huiles essentielles est indispensable.
Les huiles essentielles peuvent se conserver très longtemps si elles sont bien conservées. Elles doivent être stockées dans un flacon bien fermé (pour éviter l’évaporation), teinté (pour éviter les effets de la lumière) et à l’abri de la chaleur (pour conserver leurs vertus thérapeutiques). Les essences d’agrumes se conservent moins longtemps (2-3 ans) car le risque d’oxydation est plus important (elles ne sont pas issues d’une distillation mais d’une pression mécanique). Il est donc conseillé de les conserver dans le bac à légumes du réfrigérateur.
Certaines huiles essentielles sont irritantes pour la peau
Exemples: Origan, Girofle, Thym à thymol, Sarriette, Cannelle mais aussi Litsée citronnée, Niaouli, Basilic exotique…
En règle générale, il est recommandé de diluer les huiles essentielles dans un corps gras (huile d’Olive, Tournesol, Noisette, Amande douce, Jojoba, Karité, Coco…) avant toute application sur la peau.
Quelques huiles essentielles entraînent une toxicité au niveau du système nerveux. Elles sont à utiliser avec beaucoup de précaution même en diffusion !
Exemples : Hélichryse italienne, Lavande aspic, Cèdre de l’Atlas, Menthe poivrée…
A fortes doses ou en usage prolongé, certaines huiles essentielles se révèlent toxiques pour ces organes.
Exemples : Thym à thymol, Origan, Cannelle, Genévrier, Pin sylvestre, Santal…
Certaines huiles essentielles et toutes les essences d’agrumes provoquent des réactions cutanées plus ou moins sévères lors d’ingestion ou d’application sur la peau associée à une exposition solaire. Il sera donc nécessaire pour éviter ses réactions d’attendre un minimum de 12 heures avant toute exposition ou séance d’UV. Le mieux serait de ne pas les utiliser l’été !
Exemples : Khella, Estragon, Verveine citronnée, Mandarine, Bergamote, Citron, Orange, Pamplemousse…
Quelques huiles essentielles contiennent dans leur composition des molécules qui ressemblent aux hormones naturellement présentes dans notre corps. Elles peuvent donc interférer sur l’évolution des cancers dépendant de ces hormones. Elles seront à utiliser de manière ponctuelle.
Exemples : Sauge sclarée, Cyprès de Provence, Niaouli, Eucalyptus globuleux, Vétiver…
Utilisation limitée pour les enfants, les femmes enceintes et allaitantes.
Les huiles essentielles sont à proscrire chez les tout petits, les femmes enceintes ou allaitantes sans les conseils avertis d’un aromathérapeute.
Pour les enfants, les huiles essentielles sont trop concentrées pour leurs petits organismes en formation. Pour la femme enceinte, c’est le risque de toxicité pour le foetus qu’on veut éviter et chez la femme allaitante, on les déconseillera car tout ce qu’utilise la mère, le nouveau né le reçoit également ! A cause de la toxicité de certaines huiles essentielles, il n’est pas recommandé de les utiliser que ce soit par voir orale, cutanée ou même en diffusion. On préférera alors l’utilisation de l’homéopathie ou des hydrolats.
Certaines molécules entrant dans la composition des huiles essentielles peuvent être irritantes pour les bronches car elles détériorent leur mucus protecteur. Les asthmatiques devront être extrêmement prudents lors d’utilisation d’huiles essentielles même en diffusion.
Exemples : Marjolaine à coquille, Eucalyptus globuleux, Niaouli…
Le risque de convulsion n’est pas à écarter lors d’utilisation de certaines huiles essentielles. Il sera donc préférable de les éviter.
Exemples : Gaulthérie, Girofle, Lavande aspic, Ravintsara, Camomille romaine…
Personnes souffrant d’ulcères de l’estomac
Certaines huiles essentielles étant très irritantes pour la peau et les muqueuses, elles seront proscrites pour ces personnes.
Exemples : Thym à thymol, Origan, Cannelle, Girofle…
L’utilisation des huiles essentielles n’est pas sans risque. Il est indispensable d’être bien formé avant de se lancer dans des mélanges « maison ». C’est pourquoi, je vous conseille d’utiliser plutôt des mélanges tout prêts d’huiles essentielles, testés pour leur innocuité et leur bonne tolérance par des laboratoires compétents, leur juste dosage et leur parfaite efficacité.
Mais que toutes ces précautions d’emploi ne vous effraient pas trop, il faut juste les utiliser à bon escient !

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